Le Collectif du Patrimoine des Comores, est au service de tous pour apporter des informations, répondre aux questions et partager des ressources documentaires.

Le Patrimoine Mondial et l'UNESCO :
qu’est-ce que c’est ?

L'UNESCO et la culture : un engagement universel

L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) a été créée en 1945 à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Son siège est à Paris, France. Sa raison d’être est de construire la paix :

« Puisque les guerres prennent naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix »

Elle a un programme d’activités dans les secteurs de l’Education, des Sciences et des Sciences humaines, la Culture et la Communication avec pour thème transversal, le développement durable. Elle adopte des textes et des conventions internationales dans tous les domaines favorise l'échange pluridisciplinaire et à mobiliser l'opinion internationale.

Les conventions les plus connues concernent la culture et le patrimoine.

La Convention du Patrimoine mondial : origine et principes fondateurs

Une des Conventions les plus connues et la plus internationale est la Convention concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel a été adoptée le 16 novembre 1972. Elle répond à une prise de conscience internationale face aux menaces croissantes pesant sur les biens les plus précieux de l'humanité. Son préambule pose un principe fondateur : il revient à chaque État d'identifier ce patrimoine sur son territoire et d'en assurer la protection et la transmission aux générations futures.

L’élément clef de la Convention est basé sur une notion complexe, la valeur universelle exceptionnelle (VUE). Elle signifie une importance culturelle et/ou naturelle tellement exceptionnelle qu’elle transcende les frontières nationales et qu’elle présente le même caractère inestimable pour les générations actuelles et futures de l’ensemble de l’humanité (paragraphe 49 des Orientations).

La Liste du Patrimoine Mondial

La Liste du Patrimoine mondial https://whc.unesco.org/fr/list/ recense les biens Culturels, Naturels et Mixtes reconnus comme possédant cette valeur universelle exceptionnelle (VUE).

Pour figurer sur la Liste, un bien, le terme officiel pour parler de ce qui est inscrit, doit répondre à au moins un des dix critères de sélection et satisfaire aux conditions d'authenticité (fidélité aux caractéristiques originelles d'un bien culturel) et d'intégrité (préservation des éléments physique qui incarnent la valeur) et des mécanismes de gestion qui permettent de protéger la VUE.

Qui fait quoi : les acteurs de la Convention

Le Centre du Patrimoine Mondial, au sein du Secteur de la culture de l'UNESCO, assure le secrétariat exécutif de la Convention : il coordonne la mise en œuvre des décisions du Comité, appuie les États et gère les mécanismes d'inscription et de suivi. Les États parties — 195 à ce jour — portent la responsabilité première d'identifier, protéger et gérer le patrimoine sur leur territoire. Trois organisations consultatives apportent leur expertise technique : l'ICOMOS pour le patrimoine culturel, l'UICN pour le patrimoine naturel, et l'ICCROM pour la formation et la conservation. Ces acteurs institutionnels collaborent avec la société civile, les gouvernements locaux et les institutions d'enseignement et de recherche, dont le rôle dans la protection et la valorisation du patrimoine est aujourd'hui reconnu comme essentiel.

Les mécanismes d'inscription sur la Liste du Patrimoine mondial

L'inscription sur la Liste suit un processus complexe, rigoureux qui suit des règles strictes. C’est un processus qui peut prendre 10 ans de A à Z. Cette longue durée est positive car elle permet de créer un dialogue et un projet commun entre les autorités nationales, les villes, les habitants, les experts, les secteur privés et publique, les ONG ou les universités.

Chaque État d’un pays commence par identifier le patrimoine national qui a le potentiel d’enrichir le patrimoine de l’humanité. Pour cela, l’Etat constitue d'abord une Liste indicative des biens qu'il envisage de proposer et l’envoi pour information au Centre du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette liste peut être modifiée à tout moment par l’Etat.

Un dossier de proposition d'inscription est ensuite élaboré par l’Etat et déposé au Centre du Patrimoine Mondial. A partir de là, le processus d’évaluation commence. Des organisations consultatives qui sont composées d’experts du monde entier spécialistes en patrimoine de toute sorte, l’International COuncil for Monuments and Sites – ICOMOS et/ou l’Union International pour la Conservation de la Nature (IUCN) évaluent le dossier et formulent des recommandations au Comité du Patrimoine Mondial, qui prend la décision finale, inscrire, ne pas inscrire, reporté, renvoyé le dossier. Ce n’est pas l’UNESCO qui décide. L’inscription est une source de grande fierté au niveau national et local et aussi international mais ce n’est qu’un début. Elle s'accompagne d'obligations fermes en matière de gestion et de conservation, afin de garantir que la Valeur Universelle Exceptionnelle du bien est maintenue dans le temps.

Et après

L’inscription est une source de grande fierté au niveau national et local et aussi international mais ce n’est qu’un début. Elle s'accompagne d'obligations fermes en matière de gestion et de conservation, afin de garantir que la Valeur Universelle Exceptionnelle du bien est maintenue dans le temps.

Patrimoine et développement durable

Le défi est de protéger, conserver, valoriser tout en gérant le changement pour s’assurer que le patrimoine a un rôle et une fonction dans la vie contemporaine et cohérence avec la qualité de vie des populations.

Aujourd’hui les Nations Unies prônent la recherche de solutions basées sur la culture et le patrimoine pour atteindre les objectifs du développement durable.

Le patrimoine AU SERVICE du développement : les valeurs culturelles et naturelles comme atouts pour imaginer une autre manière d’envisager le développement, la gestion des ressources naturelles, répondre au défi du changement climatique, de la pauvreté, de l’extension des villes, l’extinctions de la biodiversité de l’injustice. En résumé cela veut dire qu’il est urgent aujourd’hui de donner un avenir à notre passé.

Pour aller plus loin

L’Union des Comores et l’UNESCO

L’Union des Comores est devenue État Membre de l’UNESCO le 22 mars 1977. L’Union des Comores a ratifié 4 conventions de l’UNESCO concernant la Culture :

Programme sur l’Homme et la biosphère (MAB)

Réserve de biosphère de Mwali (Mohéli) designé en octobre 2020 année de désignation : octobre 2020, lors de la 32e session du Conseil international de coordination du Programme MAB.

Patrimoine immatériel

L’Union des Comores et la Convention du Patrimoine mondial

Ratification de la Convention du Patrimoine mondial par l’Union des Comores le 27 septembre 2000. L’Union des Comores devient État partie à la Convention (EP).

Liste indicative l’Union des Comores dépose sa première Liste indicative le 31 janvier 2007 et la renouvelle le 19 mars 2026.

Liste du Patrimoine mondial

“Les Médinas des Sultanats historiques des Comores” est le premier dossier de proposition d’inscription déposé en janvier 2025 au Centre du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Recommandation pour inscription du CPM et ICOMOS, 11 mars, rendu public 5 juin 2026.

Examen du dossier à la 48e session du Comité du Patrimoine mondial, 19-29 juillet 2026, Busan, Corée (Point 8 de l’Agenda du 48 COM). SI l’inscription en fait pas de doute ce qui compte est les demandes du Comité aux Comores.